Les Bésaous ( Canaux d'irrigation) Précédent Questions Espace Découverte
Les béalières (canaux principaux et secondaires d’irrigation) de Sainte-Marguerite Lafigère et des communes riveraines ont été construites entre 1830 et 1880. Des ouvrages d’art exceptionnels (ponts, aqueducs, moulins, terrasses, etc.) sont présents sur leur parcours. Sur la commune, elles sont encore utilisées pour un usage agricole (canaux en eau du 10 avril au 10 octobre). Elles ont un impact important en termes paysagers et écologiques. Leur valorisation peut également constituer un attrait touristique.
Aujourd’hui, l’entretien des canaux soulève de nombreuses inquiétudes : diminution du nombre d’usagers, dégradations notamment liées aux sangliers. La commune a mis à disposition des moyens humains mais ses capacités financières restent limitées face à des besoins d’entretien croissant. Le busage des canaux peut être une solution technique mais peut aller à l’encontre des enjeux environnementaux et patrimoniaux.
L’association « Besaou et Patrimoine » s’est constituée pour participer au travail de sauvegarde et de valorisation des canaux. Des premiers travaux ont été engagées avec la participation des habitants de la commune. Elle a sollicité le Parc naturel régional pour l’accompagner dans sa démarche.
Compte tenu des enjeux agricoles, environnementaux, paysagers, patrimoniaux et des touristiques, le Parc et la Fondation du Patrimoine ont répondu favorablement à cette demande. Ils ont demandé à l’association « Besaou et Patrimoine » d’organiser un tour de table réunissant les différents acteurs pour trouver des pistes d’actions.
Le 26 juillet
2006, ces différents acteurs sont réunis en Mairie de Ste Marguerite Lafigère
: La commune de Sainte-Marguerite et l’association « Besaou et Patrimoine » soulignent leur mobilisation pour préserver et valoriser ce patrimoine. Un appui technique et financier est attendu. La commune informe les participants de l’acquisition récente d’un moulin situé en contrebas de la béalière : ce bâtiment peut faire partie du projet de valorisation des béalières et participer à la valorisation touristique.
Le Parc National des Cévennes indique avoir reçu de la part de l’association une demande de subvention pour l’entretien des canaux. Ce dossier sera étudié en octobre 2006. L’élargissement de la réflexion au-delà des limites de la commune semble nécessaire. Un premier diagnostic écologique pourrait être réalisé avec l’appui du PNC compte tenu de l’impact des béalières sur les zones de prés par exemple (orchidées, etc.).
La Chambre d’Agriculture indique que les béalières de St Marguerite forment le plus long canal en fonctionnement en Ardèche. Les études réalisées au niveau départemental (et notamment sur St Marguerite) ont montré que les prélèvements d’eau dans le bassin versant pour alimenter les canaux ont globalement plus d’avantages que d’inconvénients (enjeux agricoles mais aussi écologiques, patrimoniaux, paysagers, etc.). Dans le cadre des actions de préservation et valorisation des canaux, la Chambre d’Agriculture pourrait apporter un appui technique pour les montages de dossiers techniques.
Le Pays de l’Ardèche Méridionale rappelle que différentes lignes financières sont en cours d’étude: action sur la restauration du patrimoine agricole, sur la sauvegarde du patrimoine bâti avec valorisation culturelle, sur la promotion touristique. Concernant les dégâts de sangliers, un rapprochement avec la DDAF semble souhaitable.
Le Parc Naturel Régional propose qu’un programme d’ensemble soit mis en œuvre compte tenu des différents enjeux soulignés par les participants à la réunion. Trois phases peuvent être envisagées :
1 - réalisation d’un diagnostic sur le fonctionnement du canal, les enjeux écologiques, patrimoniaux, etc., identification des priorités d’intervention ; éventuellement travaux « légers » d’urgence ;
2 - recherche des moyens financiers pour un entretien « courant » (éventuellement crédits du PAM si argument patrimonial) ;
3 - intervention sur la valorisation d’un ou deux sites remarquables (exemples : le moulin et un ensemble bâti et/ou environnemental exceptionnel en lien avec un chemin de randonnée) avec la mise en place d’une démarche d’interprétation du patrimoine.
La première phase pourrait être lancée en 2007 (proposition d’inscription au programme d’actions 2006 du Parc). Suite au diagnostic, les phases 2 et 3 pourraient être lancées en 2008 en partenariat avec la Fondation du Patrimoine qui est fortement sensibilisée sur le patrimoine lié à l’eau.
La Fondation du Patrimoine insiste sur la nécessité d’établir un programme d’ensemble afin de faciliter la mobilisation des financeurs institutionnels ou de sponsors privés mobilisables notamment via la Fondation. Une convention entre la Commune, l’association et la Fondation du Patrimoine peut être étudiée pour lancer une souscription pour l’aide à la rénovation des béalières. Plusieurs pistes méritent une attention particulière : la participation au projet des habitants permanents ou temporaires (touristes), les liens à trouver avec les chemins de randonnée existants ou à prolonger. Vis-à-vis des financeurs institutionnels ou de sponsors, il semble nécessaire d’identifier deux sites « spectaculaires » liés aux chemins de randonnée et/ou à la valorisation de moulin.
Dans le cadre des discussions, il est apparu nécessaire de prendre contact avec le Département de Lozère et les communes riveraines concernées par le fonctionnement des canaux. La communauté de communes des Cévennes vivaroises doit être associée à la démarche. Le SIDET sera recontacté ainsi que l’ensemble des invités à cette première réunion.
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